En septembre 1836, les premières courses officielles au trot monté voient le jour à Cherbourg, à l'initiative d'un officier des Haras Nationaux. Presque un an plus tard, fin août 1837, la ville de Caen inaugure l'hippodrome de la Prairie avec quatre courses au monté et trois à l'attelé. Les épreuves avec sulky se déroulent avec des départs décalés et ce n'est qu'en 1861 que les chevaux de trot attelé partiront ensemble.
En 1857, la Société Générale des Courses de Normandie est mise en place avec pour mission principale de promouvoir le trot partout en France et notamment à Paris.
En 1864, c'est la Société d'Encouragement du Cheval Français (SECF) qui est créée à son tour avec pour but de régir l'ensemble des courses au trot en France, en faisant appliquer les règles rédigées dans le Code. Le premier Bulletin des courses au trot, véritable journal officiel, paraît en 1876. L'hippodrome de Vincennes est inauguré en 1879 et le Prix d'Amérique s'y dispute à partir de 1920 après que le premier meeting d'hiver a eu lieu en 1906. Vincennes sera réservé exclusivement aux trotteurs en 1934 et, après une période creuse entre 1940 et 1945, retrouvera de sa superbe et inaugurera en 1952 les courses en nocturne.

En 1910 et 1911, Biarritz fut la ville de départ du raid Côte Basque/Paris couru en plusieurs étapes et qui était une manifestation hippique ouverte aux chevaux de l'élevage français, avec, entre autres, les chevaux demi-sang attelé.
Il fallut attendre 1922 pour qu'un raid hippique, organisé par le journal la Petite Gironde, fasse étape à Biarritz. Le départ avait été donné à Bordeaux et l'épreuve avait traversé la région en plusieurs étapes pour arriver à Biarritz le 01 juin. On y trouvait les deux catégories avec les chevaux montés et les chevaux attelés, dont notamment le régional VILLAGEOIS d'Emile Lapeyre.


C'est néanmoins en 1936 que les courses de trotteurs s'implantèrent véritablement à Biarritz.
Les 12 et 13 avril, le premier Grand Prix de Biarritz pour trotteurs sur route a lieu à l'occasion des fêtes de Pâques. C'est une épreuve en deux étapes de 25 kilomètres, organisée sous la direction technique de la société hippique de Pau. La première étape a lieu sur un parcours traversant Biarritz, Arcangues et Bayonne pour finir par un retour à Biarritz ; elle sert à établir le handicap au temps pour la deuxième manche qui, de son côté, se déroule à travers les quartiers avec une arrivée sur le boulevard de la Grande-Plage.
Devant le succès de cette manifestation, Monsieur Hirigoyen, alors Maire de Biarritz, exprima le désir de voir se renouveler chaque année cette fête du cheval.
C'est ainsi qu'en 1937, le Grand Prix de la ville de Biarritz devint une épreuve officielle qui entra dans le cycle des grandes compétitions classiques de trotteurs sur route. Les deux étapes se déroulèrent le dimanche 28 et le lundi 29 mars et consistèrent à effectuer cinq fois un parcours tracé autour de l'avenue Edouard VII et de la place Clémenceau.

Au lendemain de la guerre, la mode est aux courses au trot sur route, de ville en ville ou en circuit et la ville de Biarritz cherche à implanter de nouveau une attraction qui avait connu un beau succès populaire avant guerre. Le 14 juillet 1949, le Syndicat d'Initiative organise la première course d'après guerre, avec 9 partants.
Le 14 janvier 1950, 46 membres du Syndicat d'Iniative créèrent la Société de Courses de Biarritz, dont le Marquis d'Arcangues fut le premier président. Faute d'hippodrome, le comité décida d'organiser les courses à travers la ville sur le parcours suivant :

  • Départ avenue Edouard VII
  • Place Clémenceau
  • Montée rue Gambetta
  • Virage à gauche et descente par l'avenue Carnot
  • Virage vers l'avenue Maréchal Foch
  • Place Clémenceau puis rue Mazagran
  • Boulevard de Gaule (grande plage)
  • Rond point du Palais
  • Arrivée avenue Edouard VII.

Les premières courses organisées par la SCTB, sous le patronage de Sud-Ouest, se déroulèrent en nocturne les 28 et 29 mai, sur une distance de 17 km ( soit 6 tours de circuit) et connurent un important succès populaire. Au terme des deux étapes, MON RÊVE appartenent à Monsieur Marazolli de Teuillac fut proclamé champion de la Côte Basque.


Malheureusement, l'année suivante, le 14 mai 1951, à la fin du premier tour, ce même cheval, MON RÊVE, à la lutte avec un autre concurrent, prit trop court le virage avenue Carnot-avenue Foch. Le driver Pierre Planton chuta, tandis que le cheval traversa la foule place Clémenceau, pour remonter le parcours à contre sens et s'arrêter dans le parc du Palais. Quatre spectatrices furent sérieusement blessées et l'une d'entre elles succomba peu après. Le président fut poursuivi par le tribunal de Bayonne afin que les victimes puissent être indemnisées.
En 1952, pour la Pentecôte, la SCTB, en sursis, prit la décision de changer l'itinéraire du circuit :

  • Départ au rond-point du Palais
  • avenue Reine Victoria
  • Avenue Edouard VII
  • Avenue de la Marne
  • Avenue Reine Nathalie
  • Arrivée au rond-point du Palais.

C'est COPPI, appartenant aussi à Monsieur Mazarolli, qui remporta le Grand Prix de la Ville mais cette épreuve marqua la fin des courses en ville.

Après une année de transition, le nouveau président de la SCTB, Louis Bergonnier, et son équipe inaugurèrent l'hippodrome, situé sur le terrain de la Cité des Fleurs et utilisé jusque là pour le polo. Les premières courses eurent lieu en juillet 1954 sur une piste en herbe de 900 mètres.

Il faut attendre 1957 pour que la ville de Biarritz crée une piste en demi-dur avec des virages relevés, grâce aux matériaux récupérés lors de travaux sur la place Clémenceau.

En visite à Biarritz, le président de la SECF, René Ballière, incita les dirigeants à développer un programme pour courses en nocturne, attraction dont il pensait qu'elle serait très appréciée du public. Après des années d'efforts, l'hippodrome fut doté en 1964 d'un éclairage pour l'organisation de réunions nocturnes. Afin de sauvegarder le caractère polyvalent du terrain, les pylônes furent placés à l'extérieur de la piste et, en 1968, l'hippodrome vit apparaître des terrains de sport à l'intérieur celle-ci.

Toutes ces réalisations et les améliorations au fil des ans ont permis le classement de l'hippodrome en première catégorie. Au cours de son histoire, celui-ci a connu le Critérium de vitesse, les rencontres internationales d'amateurs, des courses avec départ à l'autostart, une soirée intervilles du cheval avec une course de plat, des courses avec label européen, les derbys du Sud-Ouest et des grands prix épreuves du Grand Circuit du Sud-Ouest.
En 2004, la Société des Courses a fêté le cinquantenaire de l'hippodrome en obtenant l'organisation d'une course PMU national.

Il y a eu, en 1990, une course de galop à l'hippodrome des Fleurs, soirée intervilles oblige ...

              

Départ à l'autostart, ici en 1983, jugé trop dangereux et supprimé, tribunes, jugées amiantées et détruites en 2018 : une photo qu'on ne pourra plus prendre ...