Hippodrome de Biarritz

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Histoire

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Origines du trotteur français :

Dans les années 1820, une race de demi-sang voit le jour, issue du croisement de juments normandes de selle et de voiture avec des étalons pur-sang anglais ou arabes.
Pour améliorer la race, des éleveurs importèrent d'Angleterre, dans les années 1830-1860, des demi-sang anglais notamment des Norfolk, race ancienne de carosssiers anglais connue pour son aptitude naturelle au trot.
Par la suite des apports de sang russe, Orlov (origine en 1776 par le croisement d'un étalon arabe avec des juments Hardraves, danoises et hollandaises) et de sang américain,  Standardbred (origine en 1788 par le croisement d'un pur sang anglais "Messenger" avec des juments américaines) ont amélioré la morphologie, la vitesse et la vélocité du trotteur français.

Les croisements ont donné deux types de trotteurs :

  • un grand et charpenté, adapté au trot monté, discipline dominante dans les années 1900,
  • l'autre plus léger pour le trot attelé qui devint peu à peu la discipline prédominante au lendemain de la 1ère guerre mondiale.

Ces croisements produisirent cinq chefs de lignée dont étaient issus au début du XX°s, 95% des trotteurs français.

Naissance des courses au trot :

En septembre 1836, les premières courses officielles au trot monté sont crées à Cherbourg, à l'initiative d'un officier des Haras Nationaux. Une vingtaine d'années plus tard (en 1857), la Société Générale des Courses de Normandie est créée. L'une de ses missions principales est de promouvoir le trot partout en France, notamment à Paris.
Ce n'est qu'en 1861 que le trot attelé fait son apparition.
Créée en 1864, la Société d'Encouragement du Cheval Français (SECF) va régir l'ensemble des courses au trot en France en faisant appliquer les règles rédigées dans le Code. Le premier Bulletin des courses au trot, véritable journal officiel, paraît en 1876. L'hippodrome de Vincennes est inauguré en 1879, et le premier Prix d'Amérique (course la plus populaire dans le monde) s'y disputera en 1920. Les courses au trot, en nette diminution pendant les années 40, ne cessent de se développer à partir de 1952 avec dès lors la possibilité de courir aussi en nocturne.

Historique des courses à Biarritz :

En 1910 et 1911, BIARRITZ fut la ville de départ du raid COTE-BASQUE/PARIS en plusieurs étapes, une manifestation hippique ouverte aux chevaux de l'élevage français, avec entre autres, les chevaux demi-sang attelés (sulky).

Il fallut attendre 1922 pour qu'un raid hippique, organisé par le journal la Petite Gironde, fasse étape à Biarritz. Le 28 mai, le départ du raid Sud-Ouest est donné de BORDEAUX : cette épreuve hippique traversera la région en plusieurs étapes de 60 à 90 km pour arriver à BIARRITZ le 01 juin. A l'époque, on distingue deux catégories : les chevaux montés et les chevaux attelés, avec notamment le régional " Villageois " à Emile Lapeyre.

Mais c'est véritablement en 1936 que l'on peut commencer à parler de courses de trotteurs à BIARRITZ.Les 12 et 13 avril, le premier Grand Prix de Biarritz pour trotteurs sur route est organisé pour les fêtes de Pâques, épreuve en 2 étapes de 25 km, sous la direction technique de la société hippique de Pau. La première étape sur un parcours traversant Biarritz, Arcangues, Bayonne et retour à Biarritz, servira à établir le handicap au temps pour la deuxième manche qui se déroulera à travers les quartiers, avec une arrivée sur le boulevard de la Grande-Plage.
Devant le succès de cette manifestation, Monsieur Hirigoyen, Maire de Biarritz, exprima le désir de voir se renouveler chaque année cette fête du cheval.

Ainsi, en 1937, le Grand Prix de la ville de Biarritz devint une épreuve officielle. Il entra dans le cycle des grandes épreuves classiques de trotteurs sur route. Les deux étapes des dimanche 28 et lundi 29 mars consistèrent à effectuer 5 fois un parcours tracé autour de l'avenue Edouard VII et de la place Clémenceau.

 

Au lendemain de la guerre, la mode étant aux courses au trot sur route, de ville en ville ou en circuit, la ville de Biarritz chercha à implanter de nouveau cette attraction, qui avait connu un beau succès populaire avant guerre. Le 14 juillet 1949, le Syndicat d'Initiative organisa la première course d'après guerre, avec 9 partants.Dans la foulée, 46 membres du S.I. créèrent la Société de Courses de Biarritz, le 14 janvier 1950 et le Marquis d'Arcangues en fut son premier président. Faute d'hippodrome, le comité décida d'organiser les courses à travers la ville sur le parcours suivant :
Départ avenue Edouard VII, place Clémenceau, montée rue Gambetta, virage à gauche et descente par l'avenue Carnot, virage vers l'avenue Maréchal Foch, place Clémenceau, rue Mazagran, Sainte Eugénie, boulevard de Gaule (grande plage), rond point du Palais et arrivée avenue Edouard VII.
Les premières courses organisées par la SCTB, sous le patronage de Sud-Ouest, se déroulèrent en nocturne les 28 et 29 mai, sur une distance de 17 km (6 tours de circuit) et connurent un gros succès populaire. Au terme des 2 étapes, " Mon Rêve ", à Monsieur Marazolli de Teuillac (33) fut proclamé champion de la Côte Basque.
Malheureusement, l'année suivante, le 14 mai 1951, à la fin du premier tour, ce même cheval, Mon Rêve, à la lutte avec un autre concurrent, prit trop court le virage avenue Carnot-avenue Foch. Le driver Pierre Planton chuta, le cheval emballé traversa la foule place Clémenceau, pour remonter le parcours à contre sens et s'arrêter dans le parc du Palais. Quatre spectatrices furent sérieusement blessées et une d'entre elles succomba peu après.

Le président fut poursuivi par le tribunal de Bayonne afin que les victimes puissent être indemnisées. En 1952, pour la Pentecôte, la SCTB, en sursis, prit la décision de changer l'itinéraire du circuit (avenue Reine Victoria, avenue Edouard VII, avenue de la Marne, avenue Reine Nathalie), avec un départ au rond-point du Palais. " Coppi ", appartenant aussi à Monsieur Mazarolli, remporta le Grand Prix de la Ville, mais ce fut la fin des courses en ville.

Après une année de transition, le président BERGONIER et son équipe inaugurèrent l'hippodrome, situé sur le terrain de la Cité des Fleurs, et utilisé jusque là pour le polo. Les premières courses eurent donc lieu en juillet 1954 sur une piste en herbe de 900 mètres.Il fallut attendre 1957 pour que la ville de Biarritz crée une piste en demi dur, avec des virages relevés grâce aux matériaux amenés suite aux travaux de la place Clémenceau, le périmètre de la piste s'apparentant désormais aux pistes spéciales italiennes.

En visite à Biarritz, le président de la SECF, René BALLIERE, incita les dirigeants à développer un programme pour courses en nocturne, attraction qui serait fort goûtée du public, à n'en pas douter. Après des années d'efforts, l'hippodrome fut doté en 1964 d'un éclairage pour l'organisation de réunions nocturnes. Afin de sauvegarder le caractère polyvalent du terrain, les pylônes furent placés à l'extérieur de la piste. Ainsi, en 1968, l'hippodrome prit un caractère sportif, avec des terrains de sport à l'intérieur de la piste.

Toutes ces réalisations et les améliorations au fil des ans permirent le classement de l'hippodrome en première catégorie. L'hippodrome, au cours de son histoire, connaîtra le critérium de vitesse, les rencontres internationales d'amateurs, des courses avec départ à l'autostart, la soirée inter villes du cheval avec une course de plat, les courses avec label européen, les derbies du Sud-Ouest, les grands prix épreuves du Grand Circuit du Sud-Ouest.

En 2004, la Société des Courses a fêté le cinquantenaire de l'hippodrome en obtenant l'organisation d'une course PMU national.

Désormais, l'épreuve du Grand Prix de la Ville de Biarritz est une course sur laquelle la France entière peut parier grâce au réseau PMU.

 

Historique du Critérium de Vitesse
et
des Meilleures Réductions Kilomètriques

 

En 1957, la Société sera la première société régionale en France à utiliser la ''chronocinégines'', chronométrage officiel effectué à l'aide du matériel électronique ''Longines'' au 1/100ème de seconde (Montres Longines); GOSSE DE RICHE J (L. CASTETS) fut le 1er vainqueur (1'23''70).En 1958, IXION HD (Marcel RANSOU) abaisse le record en 1'20''60, l'année suivante, au cours d'une tentative seul contre le chrono, le record de la piste sera battu par JUDICIS mené par R. COUDERC de la Radio diffusion française en 1'19''40 sur 1100 mètres.
En 1960, JEGUN R (Marcel RANSOU) en 1'18''10 établira un record qui tiendra 10 ans, malgré les ''chronos'' de MARTINI II (P. LEBARBENCHON) 1'19''10 en 1964, et de RASKOLNIKOV Z (M. PELBORG) en 1967. C'est VAISONNAIS D en 1'17''50 qui abaissera le record de la piste en 1970, toujours avec R. LAURENTI au sulky, VAISONNAIS D battra à Enghien la championne du monde UNE DE MAI (JR. GOUGEON) qui partait avec un rendement de 40 mètres.
VAISONNAIS D a marqué l'histoire du Meeting en remportant 3 fois consécutivement le Critérium de vitesse en 69, 70 et 71.

En 1980, JAIS DE LOUDAT (G. LEMIERE) à Mme S. SARTRAND établira en 1'17''00 le nouveau record de la piste, épreuve particulièrement rapide cette année là avec INEDIT DU CŒUR (RW. DENECHERE) 1'17''30, ITIANO (AL DREUX) 1'17''40, IVENS (CL. GIFFARD) 1'17''50, IRIKIE (PH; LEMETAYER) 1'17''50.
Ce record sera approché en 1983 par MARQUIS DE COZES (JL. JANVIER) en 1'17''40 puis en 1987 par PHENIX DE ROME (F. DEVENNE) en 1'17''10.

Avec la réfection de la piste, devenue plus roulante, cette réduction kilométrique sera abaissée ou approchée au cours des divers Grand Prix :
  • ACACIA DU HAUTVENT (D. BROSSARD) 2ème du Prix de Bidart en 1997 derrière CAVALE DU LIGNON, en 1'16''7 sur 2175 m.
  • GUERILLERO (JM. MONCLIN) 2ème du Prix de la Société des Courses en 2001, en 1'16''42 sur 2175 m., derrière INDIEN HORSE (D. CORDEAU) 1'17'16 sur 2150 m.
  • IDEAL DE PAPA (E. MARTIN) 3ème du Prix de la Société des Courses en 2004, en 1'16'55 sur 2175 m., derrière ILLICO DE L'ILE (F. CLOZIER) 1'17''20 sur 2150 m. et HAROLD DE PLAY (MX. CHARLOT) 1'17''43  sur 2150 m.
  • JOYAUX URBAIN (E. RAFFIN) 4ème du Grand Prix de la Ville en 2004 en 1'17''15, et HARRY DU COTIL (IP. BLANCHON) en 1'17''16, chevaux du 2ème poteau (2975 m.), épreuve remportée par LOURMARIN (L. FRESNEAU) à 2950 m.

 

 

 

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