La jument de la nuit
Quea, superbe vainqueur du Grand Prix de Biarritz.
La joie de Quea, Jean-Pierre et Annick Lecourt. Photo F. T.
Elle a 7 ans, elle est noire et superbe ! Elle porte des oeillères ! cloutées style gothique, mais elle est calme et gentille.
Depuis vendredi soir, Quea, appartenant à la famille Lecourt, de Meslay-du-Maine en Mayenne, est le cauchemar (la « jument de la nuit » chez les anglo-saxons) des mâles qui convoitaient le prestigieux Grand Prix de Biarritz.
L'épatante jument noire avait été engagée avec malice par la famille Lecourt. Elle était la plus riche du premier poteau, avec 192 750 euros de gains. Sachant qu'elle aurait du reculer de 25 mètres si elle en avait gagné 201 000, les conditions de la course étaient idéales pour elle.
C'est ce qui a poussé Annick et Jean-Pierre Lecourt à se déplacer à Biarritz avec leur petite merveille, qui finit toujours sur le podium quand elle n'est pas disqualifiée pour avoir confondu vitesse et précipitation, trot et galop.
En recevant la coupe de la ville, remise par Max Brisson et Michel Veunac, les visiteurs du soir venus de la Mayenne savouraient, sous les applaudissements d'un public sportif, ce nouveau succès de Quea, qui restait sur une victoire, et qui totalise maintenant près de 210 000 euros de gains. Pas mal ; pour une petite provinciale de 7 ans, qui voyage beaucoup, trottant aussi bien à Ecommoy, La Roche-Posay ou Eauze avant de venir respirer l'air du Pays basque.
Des débuts étonnants
La coupe en main Jean-Pierre Lecourt ne peut s'empêcher de rappeler l'étrange début de son histoire d'amour avec sa jument Quea, qui fut élevée par le célèbre Comte de Bellaigue : « J'étais à une vente, à la recherche d'une jeune jument. J'en avais repéré une et au moment d'acheter je me suis trompé de pouliche et j'ai acquis Quea. Je ne le regrette pas ! »
Les spectateurs biarrots non plus qui ont vécu un Grand Prix de haut niveau vendredi soir à l'hippodrome des Fleurs.
François Trasbot
Biarritz · Pyrénées-Atlantiques











